Hugo Colicchia Designer UI · Intégrateur Web

Recherche stage - janvier et février 2027

Symbolicons

Reprise en HTML et CSS de la page « Freebies » d'un site de jeux d'icônes. Un fond bleu saturé couvert d'un motif répété, un bloc de téléchargement, une citation. Toute la mise en page tient en Flexbox, et le menu en petit écran repose sur l'ordre exact des éléments dans le document.

Rôle
Intégration HTML et CSS d'après une page existante
Livrable
1 page, 440 lignes de CSS en 4 fichiers
Outils
Figma, Visual Studio Code
Contexte
Projet de formation - Objectif 3W, juin 2026
Les quatre planches d'icônes Star Wars proposées au téléchargement sur la page Freebies, disposées en carré.

Le brief

L'exercice consiste à reprendre une page réelle d'un site en production et à la réécrire de zéro en HTML et CSS. Contrairement à une maquette, il n'y a ici aucune valeur à lire dans un fichier de design : tout se relève à l'œil, en mesurant sur la page d'origine.

Cette page appartient à Symbolicons, un site de jeux d'icônes créé par Jory Raphael. Le travail présenté ici est un exercice de reproduction à but pédagogique, réalisé dans le cadre de ma formation. Le contenu, la marque et les icônes restent la propriété de leur auteur, et sont crédités sur la page intégrée. Les icônes Star Wars qui y figurent sont des marques déposées de Lucasfilm Ltd.

La question que je me suis posée : comment relever fidèlement une mise en page qu'on ne peut qu'observer, sans jamais accéder à ses valeurs ?

Cible et contexte d'usage

La page s'adresse à des designers et des développeurs qui cherchent des icônes gratuites. Ils arrivent le plus souvent d'un moteur de recherche, ne connaissent pas le site, et ont une seule question : qu'est-ce qui est téléchargeable, et à quelles conditions ?

La page y répond dans cet ordre. Le titre annonce « Free Stuff », le paragraphe qui suit pose la contrepartie - créditer l'auteur - et le bloc suivant précise la restriction d'usage avant même de proposer le bouton de téléchargement. Les conditions arrivent toujours avant l'action.

C'est la seule des trois pages de mon portfolio qui existe réellement en ligne : je pouvais donc comparer mon rendu à l'original à chaque étape, ce qui est un exercice bien plus exigeant qu'une maquette qu'on est seul à interpréter.

Lecture de la page d'origine

Relever une page en production, c'est identifier les quelques règles qui la tiennent et ignorer tout le reste. J'en ai retenu quatre.

Ce que la page fixe

  • Un aplat bleu profond sur toute la moitié haute, recouvert d'un motif d'étiquettes répété. Le motif est très peu contrasté avec le fond : il donne une texture sans jamais concurrencer le texte posé dessus.
  • Un turquoise fluorescent réservé au seul bouton de téléchargement. Sur un fond bleu, c'est la couleur la plus éloignée disponible : le bouton est visible avant même d'avoir lu quoi que ce soit.
  • Nunito, une sans-serif à terminaisons arrondies, en famille unique. Elle donne le ton amical revendiqué par la baseline du site.
  • Tout est centré, sur toute la page. Aucun bloc n'est aligné à gauche : c'est un parti pris de page de destination, pas de page de lecture.

Ce qu'il a fallu décider

  • Le comportement du motif de fond quand la page devient très large. Sans point de rupture haut, le motif se répète à l'infini et le bloc de texte se perd au centre d'une surface vide.
  • La navigation à quatre entrées en petit écran, et l'ordre exact des éléments dans le HTML qu'elle impose.
  • Les états de survol du bouton et des liens, qui ne se relèvent qu'en interagissant avec la page d'origine, un par un.

Structure et découpage

Trois sections dans le main : le hero, le bloc de téléchargement, la citation. L'en-tête et le pied de page encadrent l'ensemble, chacun avec un conteneur interne qui borne la largeur du contenu tout en laissant l'aplat de couleur filer jusqu'aux bords de l'écran.

La contrainte structurante de ce projet est l'ordre du HTML. Le menu en petit écran repose sur les sélecteurs frères du CSS, qui ne savent regarder qu'en avant : la case à cocher doit venir avant son libellé, qui doit venir avant la navigation. Inverser deux lignes casse le menu sans produire la moindre erreur.

C'est aussi le projet où j'ai le plus commenté mon CSS - l'ordre des fichiers, le rôle du   dans le pied de page, la raison d'être de chaque sélecteur frère. Un commentaire qui explique un piège vaut mieux que dix qui répètent le code.

Schéma de la structure de la page : en-tête, trois sections, pied de page, avec l'ordre imposé case à cocher, libellé, navigation mis en évidence.
La structure, avec l'ordre imposé dans l'en-tête. C'est la seule partie du document où je ne peux pas déplacer une ligne sans casser un comportement.

Direction artistique

La direction est celle du site d'origine, relevée à la pipette puis rangée en variables. Le contraste entre le bleu profond et le turquoise fluorescent est ce qui donne son énergie à la page.

Palette

  • Cobalt

    #0125A0

    Aplat de l'en-tête et du hero

  • Pervenche

    #8A95D5

    Titre du bloc de téléchargement

  • Turquoise

    #00FDF8

    Bouton de téléchargement, et rien d'autre

  • Aqua

    #58CEE4

    État de survol du bouton

  • Gris pierre

    #A59999

    Mentions du pied de page

Typographie

Titres
Nunito en graisse forte pour le titre de la page et les titres de bloc. Ses terminaisons arrondies portent tout le ton du site.
Texte courant
Nunito en graisse moyenne pour la navigation, les paragraphes et le bouton. Une seule famille, chargée en une requête.

Iconographie

C'est le sujet même de la page. Le pictogramme d'étiquette du hero est repris en motif de fond, à très faible contraste : la même forme sert d'illustration et de texture. Les quatre planches d'icônes du bloc de téléchargement portent chacune un attribut de titre qui décrit son contenu, et un texte alternatif distinct.

Le résultat

Le hero intégré : pictogramme d'étiquette et titre « Free Stuff » centrés sur l'aplat bleu à motif.
Le hero. Le motif d'étiquettes est un fond répété, pas une image plein cadre : il pèse quelques kilo-octets et couvre n'importe quelle hauteur d'écran sans se déformer.
Le bloc de téléchargement : titre, mention légale, bouton turquoise et quatre planches d'icônes Star Wars.
Le bloc de téléchargement. La restriction d'usage est écrite au-dessus du bouton, pas en dessous : personne ne peut télécharger sans l'avoir lue.
La page en largeur mobile, côte à côte : à gauche le menu fermé, à droite le menu ouvert avec ses quatre entrées séparées par des filets.
Les deux états du menu en petit écran. Il s'ouvre sans JavaScript, par le même mécanisme que sur Japan. - mais ici, c'est l'ordre des trois éléments dans le HTML qui le rend possible. L'entrée courante reste en gras, la couleur n'est pas seule à la désigner.

Choix techniques justifiés

Flexbox seul, aucun Grid

Tous les blocs de cette page s'alignent sur un seul axe, la plupart centrés. Sortir Grid pour ça aurait été de la démonstration : je ne l'utilise que quand j'ai besoin de contrôler les deux axes en même temps, ce qui n'arrive nulle part ici.

Le motif en fond répété plutôt qu'en image

Une seule tuile de quelques kilo-octets, répétée par le navigateur, couvre n'importe quelle largeur et n'importe quelle hauteur sans jamais se pixelliser ni se déformer. Une image plein cadre aurait pesé cent fois plus pour un résultat moins souple.

Un point de rupture haut à 1700 pixels

Un palier inhabituel, mais nécessaire : au-delà de cette largeur, le contenu centré se perdait dans le motif. C'est un cas où le point de rupture ne vient pas d'un appareil, mais du moment où la mise en page cesse de tenir.

Les liens externes annoncés et sécurisés

Les liens vers le site d'origine et les réseaux sociaux s'ouvrent dans un nouvel onglet, et portent un attribut de titre qui précise leur destination. Sur une page qui crédite un auteur tiers, savoir où l'on va avant de cliquer fait partie du respect dû à ce crédit.

Bilan

Ce que j'ai appris

  • L'ordre du HTML n'est pas neutre. Les sélecteurs frères du CSS ne regardent qu'en avant : certaines mises en page imposent une structure de document, et pas l'inverse.
  • Reproduire une page existante est plus exigeant qu'intégrer une maquette. Je pouvais comparer à l'original en permanence, donc je ne pouvais rien laisser passer.
  • Un point de rupture peut n'avoir aucun rapport avec la taille d'un appareil. Celui à 1700 pixels vient du moment où la mise en page cesse de fonctionner, pas d'un catalogue d'écrans.
  • Créditer proprement un travail dont on s'inspire fait partie du métier, et c'est aussi ce qui rend un exercice de reproduction présentable dans un portfolio.

Axes d'amélioration

  • Le turquoise fluorescent sur fond bleu est spectaculaire, mais je n'ai pas mesuré le contraste du texte du bouton. Sur une page que je concevrais, c'est la première chose que je vérifierais.
  • Deux points de rupture seulement, tous deux en max-width. Entre 990 et 1700 pixels, la page traverse une plage entière sans aucun ajustement.
  • Les icônes du bloc de téléchargement sont en PNG. En SVG, elles resteraient nettes sur écran haute densité - sur une page qui vend des icônes, c'est une ironie que je n'ai vue qu'après coup.
  • Le menu ouvert ne se referme pas quand on clique ailleurs. Sans JavaScript, il faudrait une zone de fermeture en CSS, que je n'ai pas mise en place.

Si je reprenais ce projet en conception

La page annonce « des ressources gratuites » au pluriel, et n'en propose qu'une seule. Quelqu'un qui arrive par un moteur de recherche repart aussitôt le fichier téléchargé, sans jamais voir le reste du site.

J'ajouterais une liste des jeux d'icônes disponibles sous le bloc actuel, et je remplacerais la citation de bas de page - décorative - par ce qui manque vraiment : la licence, en clair, en trois lignes.